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Du chocolat… au goût du Royaume En 2009 Cadbury a annoncé que sa tablette de chocolat Dairy Milk serait fabriquée avec du cacao équitable. Depuis, les ventes de cacao équitable des petits producteurs d’Afrique du Sud ont triplé. Comme les profits du commerce équitable retournent directement aux communautés, ces argents sont utilisés pour des services de santé et d’éducation à la population, des conditions de travail et un salaire équitable aux petits producteurs, tout en protégeant l’environnement. Dans la région du Ghana, c’est 66,000 producteurs de cacao et de canne à sucre, qui grâce à cette décision, améliorent leurs conditions de vie et celle de leurs familles. (Source : Laure Waridel, L’envers de l’assiette, Éditions Écosociété 2010) Depuis 2010, la tablette de chocolat Dairy Milk, certifiée équitable, est disponible à un prix comparable aux autres marques. Pour le goût et pour contribuer à bâtir un monde plus juste, demandons-la à notre épicier. Odette L. Belval, agente de pastorale, Drummondville
Plus nous consommons de viande, plus nous demandons à la terre de produire des céréales. Non pas pour alimenter les humains mais pour nourrir les animaux et les machineries fonctionnant au biocarburant pour cultiver ces immenses espaces. À l’échelle de la planète, 70% des terres agricoles est consacré à l’élevage animal. Ces élevages intensifs pour la viande et ces équipements agricoles énergivores révèlent que ce sont les animaux et les machines qui consomment en premier les céréales de ces grands espaces. Ce qui se traduit par le défrichage des forêts, principal responsable des émissions de gaz à effet de serre de la planète. Sans compter que la production de viande demande entre 6 et 20 fois plus d’eau que celles de céréales. (Source : Laure Waridel, L’envers de l’assiette, Éditions Écosociété 2010) Diminuer notre consommation de viande contribue à la conservation de l’eau, de l’énergie et de la biodiversité, tout en améliorant notre santé et celle de la planète. Une façon de plus d’être «Gardiens» de la Création. Odette L. Belval, agente de pastorale, Drummondville Les produits locaux… ont bien meilleur goût! Deux tiers des produits alimentaires consommés par les Québécois sont importés. Pourtant les aliments locaux sont généralement plus frais et nécessitent moins d’agents de conservation et d’emballage que ceux parvenant de l’autre bout de la planète. De plus, les importations sont régulièrement moins chères que les produits locaux malgré le transport qu’elles nécessitent. Ce commerce «inégal» contribue à affamer des millions de personnes, particulièrement celles des pays les plus pauvres parce que leurs produits locaux ne se vendent plus. Des études révèlent que les petites fermes diversifiées ont un meilleur rendement que les grandes monocultures, qu’elles sont plus productives et génèrent davantage d’emplois. Même que leurs dépenses sont des investissements qui enrichissent les communautés locales. (Source : Laure Waridel, L’envers de l’assiette, Éditions Écosociété 2010) En achetant des produits locaux… - Je réduis la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre liées au transport. - Je crée de l’emploi dans ma région et soutiens la vie rurale de mon pays. - Je me régale tout en prenant soin de l’abondance qui nous est confiée. Odette L. Belval, agente de pastorale, Drummondville
Filer un «bon ou mauvais» coton… Si les produits alimentaires équitables gagnent en popularité depuis leur mise en marché au Québec, les vêtements éthiques et biologiques restent méconnus. Pourtant la culture du coton est l’une des plus polluantes au monde: produire un tee-shirt en coton exige plus de 10 000 litres d’eau et 1,5 litre de pesticides. Et chaque année, environ 1 500 000 000 (1,5 milliard) de tee-shirts en coton sont vendus en Amérique du Nord. Cette culture, qui occupe seulement 2,4% de la surface agricole de la planète, utilise 11% et 25% des pesticides et insecticides produits dans le monde entier. (Source : Le Devoir, 2 août 2011, Émilie Corriveau) La culture du coton biologique vise une consommation plus équitable et plus respectueuse de l’environnement. C’est avec le souci de prendre soin de la Terre et de ses habitants, que des entreprises québécoises socialement responsables, filent un «bon coton» en confectionnant ici vêtements et articles de literie à partir d’une fibre de coton certifiée biologique. Ex: Collections Liam, vêtements pour bébés, Maldo pour des jeans, O:KO pour des serviettes, etc. Pour plus d’information, rechercher sur internet:«articles coton biologique» ainsi que des points de vente près de chez-vous. Odette L. Belval, agente de pastorale, DrummondvilleDes céréales… des pieds à la tête! De plus en plus d’objets, comme des sacs, des chaussures, de la vaisselle jetable, sont fabriqués avec des substances organiques (maïs, blé, pomme de terre), devenant ainsi 100% compostables et biodégradables en très peu de temps. Ex: un sac biodégradable se décompose entre 10 et 45 jours alors qu’un sac en plastique prend 100 à 400 ans. C’est heureux que cette technologie, appelée la chimie du végétal, se développe pour diminuer la dépendance au pétrole et les déchets qui encombrent les sites d’enfouissement. Par contre, ces nouveaux procédés exigent d’immenses cultures de céréales, obligeant la déforestation de grands espaces. Ce qui concurrence directement la production agricole pour les secteurs alimentaires, déjà en pleine crise. Utiliser des contenants 100% biodégradables, c’est vraiment consommer d’une façon responsable et respecter la terre qui nous nourrit. Mais le plus important c’est d’éviter la surconsommation et le gaspillage afin que les petits paysans ne perdent pas leur terre au profit des multinationales des grandes cultures. Sources : ecorelais.com, recyc-québec. Odette L. Belval, Vous taillerez vos cèdres prochainement? Savez-vous que les retailles de ce conifère sont recueillies par une entreprise de la région, Distilla Cèdre Inc. pour la fabrication d’huiles essentielles. Il s’agit de communiquer au 819-397-5010 et laisser vos coordonnées. Quelqu’un passera, souvent la journée même, pour emporter les branches coupées. Un autre petit geste de respect envers la nature qui nous donne si généreusement de ses beautés. Odette L. Belval Lors de nos réceptions du temps des Fêtes, avons-nous pensé offrir à nos invités du cafééquitable ? C’est une façon de déguster un café de qualité tout en étant solidaire avec lespaysans qui le cultivent. Il faut savoir que la culture des produits équitables (café, thé, sucre, chocolat, bananes, coton, etc.) exigent le respect à la fois des travailleurs et de l’environnement ainsi que la remise des profits à la communauté pour leurs services de santé et d’éducation. C’est donc que nous payons un prix juste et équitable afin d’éviter l’exploitation de ces petits producteurs et faire en sorte qu’ils puissent conserver leur terre, nourrir et éduquer leur famille. Et pourquoi pas du chocolat équitable avec un porto? (Rechercher « commerce équitable drummondville » pour connaître les points de vente). JOYEUX ET ÉQUITABLE NOËL! Odette L. Belval
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