
PROFESSION DE FOI – SYMBOLE DES APÔTRES - CREDO (cliquer sur la partie qui
vous intéresse)
1-
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du
ciel et de la terre.
2-
Et en Jésus Christ, son Fils unique,
notre Seigneur,
3-
qui a
été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie,
4- a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli,
5- est descendu aux enfers, le
troisième jour est ressuscité des morts,
6- est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père
tout-puissant
7- d'où
il viendra juger les vivants et les morts
8-
Je crois en l’Esprit Saint,
9-
à la sainte Église catholique, à la
communion des saints,
10-
à la rémission des péchés,
11-
à la
résurrection de la chair,
12-
à la vie éternelle.
Amen.
13-
Conclusion
Johane Hevey-Courchesne
Unité Le Jourdain
Partie 1
JE CROIS EN DIEU, LE PÈRE TOUT-PUISSANT,
CRÉATEUR DU CIEL ET DE LA TERRE.
Notre profession de foi commence par Dieu, car
Dieu est « le Premier et le Dernier » (Is 44,6), le Commencement et la Fin de
tout. Le Credo commence par Dieu le Père, parce que le Père est la
Première Personne Divine de la Très Sainte Trinité; notre Symbole commence par
la création du ciel et de la terre, parce que la création est le commencement et
le fondement de toutes les œuvres de Dieu.
De tous les
attributs divins, seule la Toute Puissance de Dieu est nommée
dans le
Symbole : la confesser est d’une grande portée pour notre vie. Nous croyons
qu’elle est
universelle, car Dieu qui a tout créé, régit tout et peut tout; nous croyons
qu’elle
est aimante,
car Dieu est notre Père; nous croyons qu’elle est mystérieuse, car seule
la
foi peut la
discerner lorsqu’« elle se déploie dans la faiblesse » (2 Co 12,9).
La création est
le fondement de « tous les desseins salvifiques de Dieu »,
« le
commencement de l’histoire du salut » qui culmine dans le Christ. Inversement,
le
mystère du
Christ est la lumière décisive sur le mystère de la création; il révèle la fin
en vue
de laquelle, «
au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Gn 1, 1) : dès le
commencement, Dieu avait en vue la gloire de la nouvelle création dans le
Christ. C’est pour cela que les lectures de la Nuit Pascale, célébration de la
création nouvelle dans le Christ, commencent par le récit de la création.
Dans l’Écriture
Sainte, l’expression « ciel et terre » signifie : tout ce qui existe, la
création tout entière. Elle indique aussi le lien, à l’intérieur de la création,
qui à la fois unit et distingue ciel et terre : « La terre », c’est le monde des
hommes. « Le ciel » ou « les cieux » peut désigner le firmament, mais aussi le
« lieu » propre
de Dieu : « notre Père aux cieux » (Mt 5, 16) et, par conséquent, aussi le «
ciel » qui est la gloire eschatologique*. Enfin, le mot « ciel » indique le «
lieu » des créatures spirituelles – les anges – qui entourent Dieu.
*
L’eschatologie traite de la fin du monde, de la résurrection, du jugement
dernier.
Johane Hevey-Courchesne
Unité Le
Jourdain (informations tirées du ¨ Catéchisme de l’Église Catholique ¨)
Partie
2 ET EN JÉSUS
CHRIST, SON FILS UNIQUE, NOTRE SEIGNEUR,
Jésus
veut dire en hébreu : « Dieu sauve ». Lors de l’Annonciation, l’Ange Gabriel lui
donne comme nom propre le nom de Jésus qui exprime à la fois son identité et sa
mission. Puisque « Dieu seul peut remettre les péchés » (Mc 2,7), c’est Lui qui,
en Jésus, son Fils éternel fait homme « sauvera son peuple de ses péchés » (Mt
1, 21). En Jésus, Dieu récapitule ainsi toute son histoire de salut en faveur
des hommes.
Christ vient de la traduction
grecque du terme hébreu « Messie » qui veut dire « oint ». Il ne devient le nom
propre de Jésus que parce que celui-ci accomplit parfaitement la mission divine
qu’il signifie. En effet en Israël étaient oints au nom de Dieu ceux qui Lui
étaient consacrés pour une mission venant de Lui. C’était le cas des rois (1R 1,
39), des prêtres et, en de rares cas, des prophètes. Ce devait être par
excellence le cas du Messie que Dieu enverrait pour instaurer définitivement son
Royaume. Il fallait que le Messie soit oint par l’Esprit du Seigneur à la fois
comme roi et prêtre mais aussi comme prophète. Jésus a accompli l’espérance
messianique d’Israël dans sa triple fonction de prêtre, de prophète et de roi.
Fils de Dieu, dans l’Ancien Testament, est un titre donné aux anges, au
peuple de
l’Élection, aux
enfants d’Israël et à leurs rois. Il signifie alors une filiation adoptive qui
établit
entre Dieu et sa
créature des relations d’une intimité particulière. Quand le Roi-Messie promis
est dit « fils
de Dieu », cela n’implique pas nécessairement, selon le sens littéral de ces
textes,
qu’il soit plus
qu’humain. Ceux qui ont désigné ainsi Jésus en tant que Messie d’Israël n’ont
peut-être pas
voulu dire davantage.
Dans la traduction grecque des livres de l’Ancien Testament, le nom ineffable*
sous lequel Dieu s’est révélé à Moïse, YHWH, est rendu par kyrios («
Seigneur »). Seigneur devient dès lors le nom le plus habituel pour
désigner la divinité même du Dieu d’Israël. Le Nouveau Testament utilise ce sens
fort du titre de « Seigneur » à la fois pour le Père, mais aussi, et c’est là la
nouveauté, pour Jésus reconnu ainsi comme Dieu Lui-même.
*ineffable :
qui ne peut être exprimé par des paroles.
- tiré du «Catéchisme de l’Église catholique»
Johane Hevey-Courchesne,
Unité Le
Jourdain
Partie 3
QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE,
L’annonciation à
Marie inaugure la « plénitude des temps » (Ga 4,4), c’est-à-dire
l’accomplissement des promesses et des préparations. Marie est invitée à
concevoir Celui qui
habitera « corporellement la plénitude de la divinité » (Col 2,9). La réponse
divine à sa
question : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme? » (Lc
1, 35)
est donnée par
la puissance de l’Esprit : « L’Esprit Saint viendra sur toi » (Lc 1, 35).
La mission de
l’Esprit Saint est toujours conjointe et ordonnée à celle du Fils. L’Esprit
Saint est envoyé pour sanctifier le sein de la Vierge Marie et la féconder
divinement, Lui qui est « le Seigneur qui donne la vie », en faisant qu’elle
conçoive le Fils éternel du Père dans une humanité tirée de la sienne.
Le Fils unique
du Père en étant conçu comme homme dans le sein de la Vierge Marie est « Christ
», c’est-à-dire oint par l’Esprit Saint, dès le début de son existence humaine,
même si sa manifestation n’a lieu que progressivement : aux bergers, aux mages,
à Jean-Baptiste, aux disciples. Tout la vie de Jésus-Christ manifestera donc «
comment Dieu l’a oint d’Esprit et de puissance » (Ac 10, 38).
« Dieu a envoyé
son Fils » (Ga 4,4), mais pour Lui « façonner un corps » Il a voulu la libre
coopération d’une créature. Pour cela, de toute éternité, Dieu a choisi, pour
être la mère de son Fils, une fille d’Israël, une jeune juive de Nazareth en
Galilée, « une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de
David, et le nom de la vierge était Marie » (Lc 1, 26-27).
À l’annonce
qu’elle enfantera « le Fils du Très Haut » sans connaître d’homme, par la vertu
de l’Esprit Saint, Marie a répondu par « l’obéissance de la foi » (Rm,1,5),
certaine que « rien n’est impossible à Dieu » : « Je suis la servante du
Seigneur; qu’il m’advienne selon ta parole » (Lc,1, 37-38). Ainsi, donnant à la
parole de Dieu son consentement, Marie devint Mère de Jésus et, épousant à plein
cœur, sans que nul péché la retienne, la volonté divine de salut, se livra
elle-même intégralement à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir,
dans sa dépendance et avec Lui, par la grâce de Dieu, au mystère de la
Rédemption.
(informations
tirées du «Catéchisme de l’Église catholique»)
Johane Hevey-Courchesne,
Unité Le
Jourdain
Partie 4
-
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été
enseveli,
Dès les débuts du ministère public de Jésus, des Pharisiens
et des
partisans
d’Hérode, avec des prêtres et des scribes, se sont mis d’accord
pour le
perdre. Par certains de ses actes (expulsions de démons;
pardon des
péchés; guérisons le jour du sabbat; interprétation
originale des
préceptes de pureté de la Loi; familiarité avec les publicains
et les
pécheurs publics), Jésus a semblé à certains, mal intentionnés, suspect
de
possession. On L’accuse de blasphème et de faux prophétisme, crimes religieux
que la Loi châtiait par la peine de mort sous forme de lapidation. Les actes
posés par Jésus (pardon, guérisons, etc.) L’ont manifesté comme étant le Dieu
Sauveur Lui-même. Certains juifs, qui, ne reconnaissant pas le Dieu fait homme,
voyaient en Lui « un homme qui se fait Dieu » (Jn 10, 33), L’ont jugé comme un
blasphémateur.
« Par sa sainte passion sur le bois de la Croix, Il nous a
mérité la justification » enseigne le Concile de Trente : soulignant le
caractère unique du sacrifice du Christ comme « principe de salut éternel » (He
5,9). Et l’Église vénère la Croix en chantant : « Salut, Ô Croix, notre unique
espérance! » « Le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures » (1 Co
15,3). Jésus s’est offert librement pour notre salut. Ce don, Il le signifie et
le réalise à l’avance pendant la dernière cène : « Ceci est mon corps, qui va
être donné pour vous » (Lc 22, 19).
Le séjour du Christ au tombeau constitue le lien réel entre
l’état passible du Christ avant Pâques et son actuel état glorieux de
Ressuscité. Pendant le séjour du Christ au tombeau sa Personne divine a continué
à assumer tant son âme que son corps séparés pourtant entre eux par la mort.
C’est pourquoi le corps du Christ mort « n’a pas vu la corruption » (Ac 13,37).
Le Baptême, dont le signe originel et plénier est
l’immersion, signifie efficacement la descente au tombeau du chrétien qui meurt
au péché avec le Christ en vue d’une vie nouvelle :
« Nous avons été ensevelis avec le
Christ par le Baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des
morts par la Gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm
6,4).
Partie 5-
EST DESCENDU AUX ENFERS, LE
TROISIÈME JOUR EST RESSUSCITÉ DES MORTS
«
Jésus est descendu dans les régions inférieures de la terre. Celui qui est
descendu est le même que celui qui est aussi monté » (Ep 4, 9-10). Le Symbole
des apôtres confesse en un même article de foi la descente du Christ aux enfers
et sa Résurrection des morts le troisième jour, parce que dans sa Pâque c’est du
fond de la mort qu’Il a fait jaillir la vie : « Le Christ, ton Fils qui,
remonté des Enfers, répandit sur le genre humain sa sereine clarté et vit et
règne pour les siècles des siècles. Amen. »
…
Jésus a connu la mort comme tous les hommes et les a rejoints par son âme au
séjour des morts. Mais il y est descendu en Sauveur, proclamant la bonne
nouvelle aux esprits qui y étaient détenus. « La Bonne Nouvelle a été également
annoncée aux morts… » (1 P 4,6). La descente aux enfers est l’accomplissement,
jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut.
Le
Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort afin que « les morts
entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent » (Jn
5, 25). Dans l’expression « Jésus est descendu aux enfers », le symbole
confesse que Jésus est mort réellement, et que, par sa mort pour nous, Il a
vaincu la mort et le diable « qui a la puissance de la mort » (He 2, 14).
La
résurrection de Jésus est la vérité culminante de notre foi dans le Christ, crue
et vécue comme vérité centrale par la première communauté chrétienne, transmise
comme fondamentale par la Tradition, établie par les documents du Nouveau
Testament, prêchée comme partie essentielle du mystère Pascal en même temps que
la Croix.
La foi en la
Résurrection a pour objet un événement à la fois historiquement attesté par les
disciples qui ont réellement rencontré le Ressuscité et mystérieusement
transcendant en tant qu’entrée de l’humanité du Christ dans la Gloire de Dieu.
Le
tombeau vide et les linges gisant signifient par eux-mêmes que le corps du
Christ a échappé aux liens de la mort et de la corruption par la puissance de
Dieu. Ils préparent les disciples à la rencontre du Ressuscité.
Le
Christ, « premier-né d’entre les morts » (Col 1, 18), est le principe de notre
propre résurrection, dès maintenant par la justification de notre âme, plus tard
par la vivification de notre corps.
- tiré du
«Catéchisme de l’Église catholique»
Johane Hevey-Courchesne,
Unité Le
Jourdain
Partie 6 :
EST
MONTÉ AUX CIEUX, EST ASSIS À LA DROITE DE DIEU LE PÈRE TOUT-PUISSANT
L’ascension du Christ marque l’entrée définitive de l’humanité de Jésus
dans le domaine céleste de Dieu d’où Il reviendra, mais qui entre-temps
Le cache aux yeux des hommes.
La dernière
apparition de Jésus se termine par l’entrée irréversible de son humanité dans la
gloire divine symbolisée par la nuée et par le ciel où Il siège désormais à la
droite de Dieu.
Jésus-Christ,
Tête de l’Église, nous précède dans le Royaume glorieux du Père pour que nous,
membres de son Corps, vivions dans l’espérance d’être un jour éternellement avec
Lui.
Le Christ,
désormais siège à la droite du Père : « Par droite du Père nous entendons la
gloire et l’honneur de la divinité, où celui qui existait comme Fils de Dieu
avant tous les siècles comme Dieu et consubstantiel* au Père, s’est assis
corporellement après qu’Il s’est incarné et que sa chair a été glorifiée. »
La session à la
droite du Père signifie l’inauguration du règne du Messie, accomplissement de la
vision du prophète Daniel concernant le Fils de l’homme : « À Lui fut conféré
empire, honneur et royaume, et tous les peuples, nations et langues Le
servirent. Son empire est un empire à jamais, qui ne passera point et son
royaume ne sera point détruit » (Dn 7, 14). À partir de ce moment, les apôtres
sont devenus les témoins du « Règne qui n’aura pas de fin ».
Jésus-Christ,
étant entré une fois pour toutes dans le sanctuaire du ciel, intercède sans
cesse pour nous comme le médiateur qui nous assure en permanence l’effusion de
l’Esprit Saint.
*consubstantiel : d’une seule et même substance.
- tiré du
«Catéchisme de l’Église catholique»
Johane Hevey-Courchesne,
Unité Le
Jourdain
Partie 7 : D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS
À la suite des prophètes et de
Jean-Baptiste, Jésus a annoncé dans sa prédication le Jugement du dernier Jour.
Alors seront remis en lumière la conduite de chacun et le secret des cœurs.
Alors sera condamnée l’incrédulité coupable qui a tenu pour rien la grâce
offerte par Dieu.
L’attitude par rapport au prochain révélera l’accueil ou le
refus de la grâce et de l’amour divin. Jésus dira au dernier jour : « Tout ce
que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous
l’avez fait » (Mt 25, 40).
Le Christ est Seigneur de la vie éternelle. Le plein droit de
juger définitivement les œuvres et les cœurs des hommes appartient à Lui en tant
que Rédempteur du monde. Il a
« acquis » ce
droit par sa Croix. Aussi le Père a-t-il remis « le jugement tout entier au Fils
» (Jn 5, 22).
Or, le Fils n’est pas venu pour juger, mais pour sauver et
pour donner la vie qui est en Lui. C’est par le refus de la grâce en cette vie
que chacun se juge déjà lui-même, reçoit selon ses œuvres et peut même se damner
pour l’éternité en refusant l’Esprit d’amour.
Au Jour du Jugement, lors de la fin du monde, le Christ
viendra dans la gloire pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal
qui, comme le grain et l’ivraie, auront grandi ensemble au cours de l’histoire.
En
venant à la fin des temps juger les vivants et les morts, le Christ glorieux
révélera la disposition secrète des cœurs et rendra à chaque homme selon ses
œuvres et selon son accueil ou son refus de la grâce.
Partie 8 :
JE CROIS EN L’ESPRIT SAINT
Pour être
en contact avec le Christ, il faut d’abord avoir été touché par l’Esprit Saint.
C’est Lui qui vient au-devant de nous, et suscite en nous la foi. De par notre
Baptême premier sacrement de la foi, la Vie, qui a sa source dans le Père et
nous est offerte dans le Fils, nous est communiquée intimement et
personnellement par l’Esprit Saint dans l’Église.
Les
symboles de l’Esprit Saint :
- l’eau : «baptisés dans un seul Esprit», nous sommes aussi «abreuvés
d’un seul Esprit» (1 Co 12,13) : l’Esprit est donc personnellement l’Eau vive
qui jaillit du Christ crucifié comme de sa source et qui en nous jaillit en Vie
éternelle.
- l’onction : dans l’initiation chrétienne, l’onction est le signe
sacramentel de la Confirmation. Pour en saisir toute la force, il faut revenir à
l’onction première accomplie par l’Esprit Saint : celle de Jésus. Christ
(«Messie» à partir de l’hébreu) signifie «oint» de l’Esprit de Dieu.
- le feu : alors que l’eau signifiait la naissance et la fécondité de la
Vie donnée dans l’Esprit Saint, le feu symbolise l’énergie transformante des
actes de l’Esprit Saint. C’est sous la forme de langues «qu’on eût dites de feu»
que l’Esprit Saint se pose sur les disciples au matin de la Pentecôte et les
remplit de Lui (Ac 2,3-4).
- la nuée et la lumière : ces deux symboles sont inséparables dans les
manifestations de l’Esprit Saint. Dès les théophanies* de l’Ancien Testament, la
Nuée, tantôt obscure, tantôt lumineuse, révèle le Dieu vivant et sauveur, en
voilant la transcendance de sa gloire : avec Moïse sur la montagne du Sinaï, à
la Tente de la Réunion et durant la marche au désert…
- la
nuée et la lumière : ces deux symboles sont inséparables dans les
manifestations de l’Esprit Saint. Dès les théophanies* de l’Ancien Testament, la
Nuée, tantôt obscure, tantôt lumineuse, révèle le Dieu vivant et sauveur, en
voilant la transcendance de sa gloire : avec Moïse sur la montagne du Sinaï, à
la Tente de la Réunion et durant la marche au désert…
- le
sceau : est un symbole proche de celui de l’onction. C’est en effet le
Christ que «Dieu a marqué de son sceau» (Jn 6,27) et c’est en Lui que le Père
nous marque aussi de son sceau (2 Co 1,22; Ep 1, 13; 4, 30). Parce qu’elle
indique l’effet indélébile de l’onction de l’Esprit Saint dans les sacrements du
Baptême, de la Confirmation et de l’Ordre, l’image du sceau (sphragis) a été
utilisée dans certaines traditions théologiques pour exprimer le «caractère»
ineffaçable imprimé par ces trois sacrements qui ne peuvent être réitérés.
- la
main : c’est en imposant les mains que Jésus guérit les malades et bénit les
petits enfants. En son nom, les apôtres feront de même. Mieux encore, c’est par
l’imposition des mains des apôtres que l’Esprit Saint est donné. L’Épître aux
Hébreux met l’imposition des mains au nombre des «articles fondamentaux» de son
enseignement. Ce signe de l’effusion toute-puissante de l’Esprit Saint, l’Église
l’a gardé dans ses épiclèses* sacramentelles.
- le
doigt : «c’est par le doigt de Dieu que Jésus expulse les démons» (Lc 11,
20). Si la Loi de Dieu a été écrite sur des tables de pierre «par le doigt de
Dieu» (ex 31,18), «la lettre du Christ», remise aux soins des apôtres, «est
écrite avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des
tables de chair, sur les cœurs» (2 Co 3,3). L’hymne «Veni, Creator Spiritus»
invoque l’Esprit Saint comme le «doigt de la droite du Père».
-
la colombe : à la fin du déluge (dont le symbolisme concerne le Baptême),
la colombe lâchée par Noé revient, un rameau tout frais d’olivier dans le bec,
signe que la terre est de nouveau habitable. Quand le Christ remonte de l’eau de
son Baptême, l’Esprit Saint, sous forme d’une colombe, descend sur Lui et y
demeure. L’Esprit descend et repose dans le cœur purifié des baptisés. Le
symbole de la colombe pour suggérer l’Esprit Saint est traditionnel dans
l’iconographie chrétienne.
L’Esprit Saint que le Christ, Tête, répand dans ses membres,
bâtit, anime et sanctifie l’Église.
Elle est
le sacrement de la communion de la Trinité Sainte et des hommes.
*théophanie : apparition.
*épiclèse :
prière qui appelle l'intervention de l'Esprit Saint, par l'imposition des mains.
Partie 9:
À
LA SAINTE ÉGLISE CATHOLIQUE, À LA COMMUNION DES SAINTS
L’article de foi sur l’Église dépend entièrement des
articles concernant le Christ Jésus. L’Église n’a pas d’autre lumière
que celle du Christ; elle est, selon une image chère aux Pères de
l’Église, comparable à la lune dont toute la lumière est reflet du
soleil.
L’article de foi sur l’Église dépend aussi entièrement de celui
sur le Saint-Esprit qui le précède. «En effet, après avoir montré que l’Esprit
Saint est la source et le donateur de toute sainteté, nous confessons maintenant
que c’est Lui qui a doté l’Église de sainteté. L’Église est, selon l’expression
des Pères, le lieu «où fleurit l’Esprit».
Croire que l’Église est «Sainte» et
«Catholique», et qu’elle est «Une» et «Apostolique» (comme l’ajoute le Symbole
de Nicée-Constantinople) est inséparable de la foi en Dieu le Père, le Fils et
le Saint Esprit. Dans le Symbole des apôtres, nous faisons profession de
croire une Église
Sainte («Credo … Ecclesiam»), et
non pas en l’Église,
pour ne pas confondre Dieu et ses œuvres et pour attribuer clairement à la bonté
de Dieu tous les dons qu’Il a mis dans son Église.
Dans le langage chrétien, le mot
«Église» désigne l’assemblée liturgique, mais aussi la communauté locale ou
toute la communauté universelle des croyants. Ces trois significations sont en
fait inséparables. «L’Église», c’est le Peuple que Dieu rassemble dans le monde
entier. Elle existe dans les communautés locales et se réalise comme assemblée
liturgique, surtout eucharistique. Elle vit de la Parole et du Corps du Christ
et devient ainsi elle-même Corps du Christ.
«L’Église est le bercail
dont le Christ est l’entrée unique et nécessaire. Elle est aussi le troupeau
dont Dieu a proclamé Lui-même à l’avance qu’Il serait le pasteur et dont les
brebis, quoiqu’elles aient à leur tête des pasteurs humains, sont cependant
continuellement conduites et nourries par le Christ même, Bon Pasteur et Prince
des pasteurs, qui a donné sa vie pour ses brebis.»
Après avoir confessé «la Sainte Église catholique», le Symbole des apôtres
ajoute «la communion des saints». Cet article est, d’une certaine façon, une
explicitation du précédent : «Qu’est-ce que l’Église sinon l’assemblée de tous
les saints?» La communion des saints est précisément l’Église.
L’Église est «communion des saints» : cette expression désigne d’abord les
«choses saintes» (sancta), et avant tout l’Eucharistie, par laquelle «est
représentée et réalisée l’unité des fidèles qui, dans le Christ, forment un seul
corps».
Ce
terme désigne aussi la communion des «personnes saintes» (sancti) dans le Christ
qui est «mort pour tous», de sorte que ce que chacun fait ou souffre dans et
pour le Christ porte du fruit pour tous.
Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont
pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des
bienheureux du ciel tous ensemble formant une seule Église, et nous croyons que
dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est
toujours à l’écoute de nos prières.
- tiré du
«Catéchisme de l’Église catholique»
Johane Hevey-Courchesne,
Unité Le
Jourdain
Partie 10 -
à la rémission des péchés,
Le Symbole des
apôtres lie la foi au pardon des péchés à la foi en l’Esprit Saint, mais aussi à
la foi en l’Église et en la communion des saints. C’est en donnant l’Esprit
Saint à ses apôtres que le Christ ressuscité leur a conféré son propre pouvoir
divin de pardonner les péchés : «Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous
remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils
leur seront retenus» (Jn 20, 22-23).
Le Baptême est le
premier et principal sacrement pour le pardon des péchés :
il
nous unit au Christ mort et ressuscité et nous donne l’Esprit Saint.
De par la volonté du
Christ, l’Église possède le pouvoir de
pardonner les péchés des baptisés
et elle l’exerce par les évêques et
les prêtres de façon habituelle dans
le sacrement de pénitence.
Dans la rémission
des péchés, les prêtres et les sacrements sont
de purs instruments dont notre
Seigneur Jésus-Christ, unique auteur et
dispensateur de notre salut, veut
bien se servir pour effacer nos iniquités*
et nous donner la grâce de la
justification.
*iniquité : corruption des mœurs;
dépravation, état de péché.
Partie 11 :
À LA
RÉSURRECTION DE LA CHAIR
Le Credo chrétien –
profession de notre foi en Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et dans son
action créatrice, salvatrice et sanctificatrice – culmine en la proclamation de
la résurrection des morts à la fin des temps, et en la vie éternelle.
Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que
le Christ est vraiment ressuscité des morts, et qu’Il vit pour toujours, de même
après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ ressuscité et
qu’Il les ressuscitera au dernier jour.
Comme la
sienne, notre résurrection sera l’œuvre de la Très Sainte Trinité : si l’Esprit
de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a
ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps
mortels, par son Esprit qui habite en vous (Rm 8, 11).
Le terme
«chair» désigne l’homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité. La
«résurrection de la chair» signifie qu’il n’y aura pas seulement, après la mort,
la vie de l’âme immortelle, mais que même nos «corps mortels» (Rm 8, 11)
reprendront vie.
Croire en la résurrection des morts a été dès ses débuts un élément essentiel de
la foi chrétienne. «Une conviction des chrétiens : la résurrection des morts;
cette croyance nous fait vivre».
«La chair est le pivot du
salut.» Nous croyons en Dieu qui est le créateur de la chair; nous croyons au
Verbe fait chair pour racheter la chair; nous croyons en la résurrection de la
chair, achèvement de la création et de la rédemption de la chair.
Par
la mort l’âme est séparée du corps, mais dans la résurrection Dieu rendra la vie
incorruptible à notre corps transformé en le réunissant à notre âme. De même que
le Christ est ressuscité et vit pour toujours, tous nous ressusciterons au
dernier jour.
Jésus, le Fils de Dieu, a librement souffert la mort pour nous
dans une soumission totale
et libre à
la volonté de Dieu, son Père. Par sa mort Il a vaincu la mort, ouvrant ainsi à
tous les hommes la
possibilité
du salut.
12-
À
LA VIE ÉTERNELLE. AMEN!
Nous croyons que les
âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ (…) sont le Peuple de Dieu
dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la
résurrection où ces âmes seront réunies à leurs corps.
La Très Sainte
Église romaine croit et confesse fermement qu’au jour du Jugement tous les
hommes comparaîtront avec leur propre corps devant le tribunal du Christ pour
rendre compte de leurs propres actes.
À la fin des temps,
le Royaume de Dieu arrivera à sa plénitude. Alors les justes régneront avec le
Christ pour toujours, glorifiés en corps et en âme, et l’univers matériel lui :
même sera transformé. Dieu sera alors «tout en tous» (1 Co 15, 28), dans la vie
éternelle.
« AMEN » : Le Credo, comme aussi le
dernier livre de l’Écriture Sainte, se termine avec le mot hébreu Amen.
On le trouve fréquemment à la fin des prières du Nouveau Testament. De même,
l’Église termine ses prières par «Amen».
En hébreu, Amen se rattache à
la même racine que le mot «croire». Cette racine exprime la solidité, la
fiabilité, la fidélité. Ainsi on comprend pourquoi l’«Amen» peut être dit de la
fidélité de Dieu envers nous et de notre confiance en Lui.
L’«Amen» final du Credo reprend
et confirme donc ses deux premiers mots : «Je crois». Croire, c’est dire «Amen»
aux paroles, aux promesses, aux commandements de Dieu, c’est se fier totalement
en Celui qui est l’«Amen» d’infini amour et de parfaite fidélité. La vie
chrétienne de chaque jour sera alors l’«Amen» au «Je crois» de la Profession de
foi de notre Baptême.
Jésus-Christ Lui-même est «l’Amen» (Ap
3, 14). Il est l’«Amen» définitif de l’amour du Père pour nous; Il assume et
achève notre «Amen» au Père : «Toutes les promesses de Dieu ont en effet leur
‘’oui’’ en Lui; aussi bien est-ce par Lui que nous disons notre ‘’Amen’’ à la
Gloire de Dieu» (2 Co 1,20) :

Par Lui, avec Lui et en Lui,
à toi, Dieu le Père Tout-Puissant,
dans l’unité du Saint-Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.
AMEN.
13-
EN CONCLUSION !
Réciter avec foi le
Credo, c’est entrer en communion avec Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit,
c’est entrer aussi en communion avec l’Église tout entière qui nous transmet la
foi et au sein de laquelle nous croyons : ce Symbole est le sceau spirituel, il
est la méditation de notre cœur et la garde toujours présente, il est, à coup
sûr, le trésor de notre âme.
- tiré du «Catéchisme de l’Église
catholique»
Situation du Credo dans le rituel de
la messe :
Il se trouve juste après l’homélie.
L’eucharistie se décompose en 4 temps; les deux premiers sont l’ouverture de la
célébration et la liturgie de la Parole, et les deux derniers sont la liturgie
eucharistique et la communion. Le Credo se trouve entre la 2e et la 3e
partie.
Le Credo constitue
la première réponse communautaire de l’assemblée dans la messe, mais elle est
aussi personnelle; ensemble, nous disons «je».
- résumé de l’intervention de
Sébastien du 12/01/06
Et voilà, j’espère que ces articles vous auront été profitables! Ce fut un réel
plaisir pour moi de vous les partager. Si vous avez des commentaires, ne vous
gênez pas pour me les faire parvenir! Le Notre Père vous sera probablement
présenté de la même façon à l’automne prochain…
Johane Hevey-Courchesne,
Unité Le Jourdain
johane.hevey@cgocable.ca
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